PlayStation Vita

[TEST]Army Corps of Hell

Army corps of hell est le premier titre de Square Enix exclusif à la Playstation Vita et c’est le studio japonais Entersphere qui s’y colle.
Un jeu assez singulier puisqu’il raconte l’histoire du roi des enfers cherchant à protéger son trône des autres démons. Et l’idée lui est venue d’asservir des petits gobelins histoire de faire le sale boulot à sa place sans se salir ses mains royales.

Pour commencer, le jeu reprend une mécanique déjà utilisée sur Pikmin, puisque le concept est que notre roi va contrôler plusieurs dizaines de gobelins pour tuer tous les ennemis sur son passage. Ces gobelins sont répartis en 3 types bien distinct avec d’un côté les soldats qui attaquent les ennemis. Lorsque 20 soldats sont sur l’ennemi, une attaque spéciale peut être déclenchée à l’aide de la touche rond pour détruire quasi instantanément l’ennemi, on pourrait présenter ça comme un « finish him« . Second type avec les lanciers qui, comme le nom l’indique, utilisent des lances. Ils n’ont pas d’attaque spéciale, mais tous ces gobelins lanciers se jettent sur l’ennemi pour le dévoré en quelques instants. Enfin pour finir, les mages qui sont chargés de lancer des boules de feu. On « switch » entre les 3 types de gobelins a l’aide des touches carrée, triangle et rond. Du coup selon les ennemis, une stratégie se met en place d’elle même puisque certains sont moins résistant aux lanciers, d’autres aux soldats etc. Il vous faut une part de réflexion et de réflexes face aux différents ennemis, car vous commencez par de simples monstres, plutôt facile à éradiquer, jusqu’au dragon géant qui vous donnera bien plus de fil à retordre.

L’ambiance du jeu est assez originale avec de bien belles cinématiques où l’on y verra un roi des enfers impitoyable envers ses gobelins, le tout accompagnée d’une bande son métal bien bourrin qui donne le ton direct.
Du côté du level design, on se retrouve face à un jeu terriblement fade, puisque les niveaux sont plats et il suffit de tués tous les ennemis pour passer à la zone suivante. Cinq à dix zones par niveau où on avance en modifiant à peine la mécanique de jeu en ajoutant la récupération de clés pour accéder à la zone finale et combattre un boss. Un côté simpliste qui permet de plaire au plus grand nombre, mais répétitif à souhait. Cependant, la difficulté du jeu est assez relevée et c’est assez frustrant quand après 15 minutes à se battre contre les mêmes monstres, le boss vient nous achever d’un coup d’un seul. Ca donne vraiment pas envie de tout recommencer et encore moins de jeter sa Playstation Vita contre le mur, étant donné le prix de la bête.

Il y’a un petit aspect gestion et alchimie, puisque l’on peut répartir le nombre de gobelins de chaque classe avant chaque niveau. Pour le côté alchimie, grâce à la récupération d’objets sur les cadavres, vous pouvez créer des armes et autres potions pour renforcer votre roi ou ses gobelins pour les rendre plus fort. Ce qui est dommage, c’est que quasi-aucune des fonctionnalités propre à la Playstation Vita n’est utilisée à part pour faire du tam-tam avec la surface tactile au dos de la console pour récupérer un peu de vie à l’aide d’une potion. On aurait aimer viser avec cette surface par exemple, ou même simplement naviguer dans les menus via l’écran tactile. Un titre qui, s’il était sortit sur Playstation Portable, cette dernière n’aurait pas eu à en rougir.

Army corps of hell avait de bons arguments, une ambiance sanglante et violente, une bonne mécanique de jeu, mais on se retrouve avec la même chose à chacun des niveaux. Cela rend au final le jeu fade et assez (trop?) répétitif. Son manque d’utilisation des fonctionnalités de la Playstation Vita est aussi très dommageable. Un titre qui aurait mérité un peu plus d’engagement pour offrir une profondeur de jeu plus intéressante.

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