PC

[TEST]Guild Wars 2

Cela fait déjà cinq ans que la dernière extension de Guild Wars, Eye of the North est sortie ! Rappelez-vous : les humains après s’être battus sur tous les continents de Tyrie au fur et à mesure des extensions, remportaient finalement une difficile victoire contre les Destructeurs. Nous avions alors affaire à un CORPG : toutes les zones – exceptées villes et avant-postes – étaient des instances réservées à votre groupe. Le levelling était laissé quasiment de côté, avec un level maximum de 20, pour préférer se concentrer sur les stratégies en combat, que ce soit contre l’environnement (PVE) ou contre d’autres joueurs (PVP). C’est bon, vous vous rappelez de tout ça ? Très bien, vous pouvez oublier !

Plus de 250 ans se sont écoulés depuis les évènements du précèdent opus, et beaucoup de choses ont changé. Déjà, des éruptions volcaniques, des tremblements de terre, des tempêtes et autres ras de marrée ont changé la face du monde. Ces cataclysmes ont été provoqués par le réveil d’anciens dragons qui contrairement à nous, ne décrépissent pas avec l’âge, mais deviennent incroyablement puissant, au point d’être devenus aussi balèzes que  les dieux de Tyrie. Et évidemment, leur première idée au réveil, n’est pas d’aller se faire un café mais comme on le découvre vite : « Leur seul but semble être de dominer, de contrôler et de tout détruire « … Ouaip, il n’y a pas que moi qui sois un peu ronchon quand je suis mal réveillé. Et inutile de préciser que les gros « lézards » viennent accompagnés de leur armées du mal, dont les destructeurs qui se révèlent n’être que de la main d’œuvre pour l’un d’entre eux. Bref, il y’a du boulot, et les humains auront bien besoin de l’aide des autres races. Les races justement, les voici :

  • les Charrs, race de félins humanoïdes, anciens ennemis des humains justement, qui doivent mettre de côté leur différents.
  • les Norns, géants métamorphes vivants dans les froides contrées nordiques, capables de se transformer en animaux.
  • les Asuras, êtres de petites tailles au longues oreilles rappelant un lièvre ou un mogwai, expulsés de leur souterrains par les Destructeurs.
  •  et enfin les Sylvaris, humanoïdes a moitié végétaux, apparus il y a moins de 25 ans.


Guild Wars 2
(que je nommerai maintenant GW2 car je suis un sale flemmard) est un MMORPG. Contrairement au premier, le monde n’est pas instancié et vous pourrez donc croiser d’autres joueurs n’importe où. La bonne idée, c’est que le modèle financier est resté le même, on paye son jeu et rien d’autre, pas abonnement. Évidemment, on pourra -contre de l’argent réel- obtenir des gemmes, qui s’échangent contre divers bonus et avantages comme plus de slots de personnages disponibles, plus d’espace à la banque , des skins etc. Mais rien qui désavantagera les joueurs qui refuseront de repasser à la caisse. Et il est d’ailleurs également possible d’échanger de l’or contre ces gemmes (et inversement), à des taux variants selon les échanges réalisés par les joueurs.

Comme dans tout « meuporg », on commence par créer son personnage. D’abord, choisir sa race  parmi les 5 citées précédemment, ce qui n’influe pas sur les caractéristiques de votre perso : un guerrier Charr ne sera pas plus puissant que le guerrier Asura malgré la différence notable de carrure. Seul quelques compétences sont spécifiques à une race, puis sa profession parmi les 8 possibles, chacune accessibles à chaque des races :

  • Guerrier, pouvant utiliser un attirail important d’armes, gagnant de l’adrénaline à chaque coup porté, lui permettant d’utiliser ses compétences les plus puissantes
  • Elémentaliste, utilisant son affinité avec les 4 éléments (eau, feu, air et terre) ainsi que des glyphes
  • Rôdeur, capable de dresser divers animaux, de poser des pièges et invoquer des esprits
  • Envoûteur, faisant usages d’illusions, et mantras pour désorienter ses ennemis
  • Ingénieur, amateur de pistolets et de fusils, construisant à foison tourelles sur le champs de bataille
  • Gardien, le combattant tacticien, dont les cris de guerre encouragent ses alliés et terrorisent ses adversaires
  • Voleur, l’assassin des ombres, se dissimulant aux yeux de son ennemi pour mieux l’attaquer avec les armes improvisées dérobées à ses ennemis
  • Nécromant, utilisant la force vitale pour lancer malédictions, sorts et invoquer de multiples serviteurs démoniaques

Sachez qu’ArenaNet a voulu casser la répartition DPS/tank/support déjà vue dans la plupart (tous ?) des MMORPG (ce ne sera peut-être pas si évident en jeu, mais on en reparle plus tard), chacune de ces classes sera donc polyvalente, et présentera des skills d’attaque, de soin, de buffs/debuffs et de défense. Ne choisissez donc pas en fonction du rôle que vous souhaitez avoir dans un groupe, mais plus par rapport à votre affinité avec un type de gameplay.

On choisira ensuite son look avec un éditeur assez complet où l’on peut modifier jusqu’à la taille des oreilles ou l’angle des sourcils de votre avatar (non, pas de choix de la taille de la poitrine de votre avatar féminin #fail).
Il vous faudra ensuite répondre à quelques questions qui participeront à l’ébauche de la personnalité de votre personnage, qui sera par la suite  influencée en jeu par les choix de dialogues avec les NPC. Cette personnalité influera sur le scenario, car oui, votre personnage va vivre une aventure qui va lui être personnelle, par le biais de chapitres privés et instanciés.

Tout comme dans dans Star Wars: The Old Republic, ces chapitres privés sont intégralement doublés, en revanche  l’immersion y est moins forte, la plupart des départs et fin de ces chapitres étant généralement un dialogue entre votre héros et son interlocuteur sur fond vert à incrustation, comme la miss météo de votre chaîne préférée.

Rapidement, à votre arrivée dans la capitale de votre race, vous choisirez également 2 compétences d’artisanat parmi forgeron d’armes, chasseur, artificier, forgeron d’armures, tanneur, tailleur, bijoutier ou cuisinier.
Les caractéristiques, les aptitudes et skills que vous gagnerez et améliorerez au fil des 80 niveaux d’expérience finiront de personnaliser votre jeune héros. Vous ne devriez donc pas croiser trop souvent un autre joueur ayant exactement le même « build » *regard lourd de sens vers Diablo 3* que vous.

Une fois votre personnage créé, vous arrivez avec stupéfaction dans la zone de départ de votre race, mais libre à vous de la quitter après une courte séquence d’introduction, pour aller rejoindre un ami dans sa propre zone. Cependant, il faudra alors revenir faire ses quêtes personnelles pour faire avancer le scenario. Des portails Asuras relient en effet les capitales par l’intermédiaire de l’Arche du lion, ville au combien mythique pour tout les joueurs de Guild Wars.

Graphiquement ça tient franchement la route. Et c’est plutôt bien optimisé, le jeu ne vous poussera pas à dépenser des centaines d’euros dans une nouvelle configuration de votre PC (faudra vous trouver une autre excuse). Et la direction artistique est des plus agréable, en particulier les capitales Norn, et surtout celle des Charrs, toute en hauteur, même si celle ci est délicate à explorer. Car oui dans ce jeu, on prend souvent de la hauteur, chacune des immenses cartes (reliées malheureusement par un (plutôt court) chargement) présente du relief : exit les plaines à pertes de vue si chères à nombre de MMORPG. Bonjour au montagnes, lacs, gouffres et autres ruines. Les animations en revanches sont justes moyennes et pendant les combats, ça manque d’un je ne sais quoi d’impact.

L’interface est plutôt standard, claire, mais n’est bizarrement pas personnalisable, et surtout il lui  manque un outil de recherche de groupe, ce qui me parait inconcevable pour un jeu sortant en 2012 et cela fera probablement rager les personnes voulant se faire un donjon sans venir avec un groupe complet. J’espère que ce manque sera comblé dans une mise à jour prochaine.

Bon, comment est ce qu’on joue ? On reste pour les déplacements/actions dans le traditionnel: ZQSD pour se déplacer, de 1 à 0 pour lancer ses skills , F1 à F4 pour s’occuper de son familier/clone. Une double pression rapide sur une des directions permet de faire une esquive, utilisant une jauge permettant d’esquiver jusqu’à 2 coups avant de devoir attendre que cette jauge remonte. Pratique quand un élémantaliste lance un sort de zone ou lorsqu’une arme de siège regarde un peu trop dans votre direction, ces esquives deviennent moins utiles lorsque trop de monde se retrouve au même endroit et que l’action perd énormément en visibilité. Les déplacements sur de longues distances se font par l’intermédiaire de la carte, où vous pourrez contre une très modique somme voyager directement vers un point de transport préalablement atteint.

Comme dans Guild Wars, on ne peut avoir qu’un nombre fixe de skills dans sa barre de compétence et on ne peut pas en changer pendant un combat. Mais  cette fois ci, on ne peut pas choisir librement chacun des skills de son build : 5 dépendent du type d’arme équipée, le 6ème est forcement une compétence de soin, les 3 suivants sont au choix parmi des compétences passives comme actives, la dernière et dixième compétence est le skill « Elite », bien plus puissant que les autres mais ayant un temps de recharge important. La personnalisation est au rendez-vous mais je regrette tout de même la liberté totale qu’on avait dans Guild Wars, en particulier pour les cinq dédiés au type d’arme. Par exemple, tout les arc longs proposent les cinq mêmes skills.

Nouveauté en revanche, les combos interprofessions, qui permettent de rajouter des bonus aux attaques faites  en groupes. Ces combos peuvent apporter des bonus offensifs comme défensif. Par exemple, si un rôdeur place un piège de glace, et qu’un envouteur utilise son skill « bond » depuis ce piège, une armure de givre lui sera appliquée pendant quelques instants. Si par contre il avait placé un piège de feu, un guerrier aurait alors put utilisé, depuis ce piège, sa « hache tourbillon », projetant alors des projectiles sur les ennemis alentours. Nul doutes que les joueurs mettant au point des groupes exploitant ces combos pourront ravager plus efficacement les rangs ennemis.

Les quêtes maintenant. Bon, il faut être clair, ici on ne parle pas de quêtes, car Guild Wars 2 tente de casser le système du PNJ que l’on va voir et qui donne une quête que l’on remplit pour revenir chercher sa récompense. Le jeu nous offre de l’originalité ici aussi avec le principe des Cœurs et des évents dynamiques. Les cœurs, au départ vides, représentent une jauge de popularité auprès d’un PNJ. Chacun de ces PNJ proposera des objectifs spécifiques comme tuer un certain type d’ennemi, trouver des items spécifiques ou réparer quelque chose. Une fois la jauge remplie et le cœur plein, vous débloquez un magasin spécial. Pour les événements dynamiques, rien de mieux qu’un exemple : je me baladais lorsque je croise un groupe de joueurs en train d’escorter un NPC. Hop apparition en haut à droite de l’interface : Protégez XX jusqu’à ce qu’il trouve où construire sa statue. J’aurais très bien pu continuer mon chemin mais j’ai donc participé à la protection de ce NPC, qui nous a entrainés à travers la carte, jusque dans une grotte remplie d’élémentaires de glace. Et là le NPC décide que ce sera ici qu’il édifiera sa statue. Hop, mission accomplie, premier gain d’expérience, d’argent et de karma (le karma s’échange chez certains marchands contre divers objets et n’est donc rien d’autre qu’une seconde devise mais uniquement récupérable par cœurs et évents). Et là immédiatement, sans temps mort, le NPC demande à ce qu’on lui ramène de la glace: début d’un nouvel évent. Une fois la glace récupérée, début d’un 3ème évent : protéger le NPC pendant qu’il taille sa statue. Une fois terminée, la statue a été reconnue par un certain type d’ennemi du coin qui sont alors devenus pacifiques et dont l’un d’entre eux s’est révélé être un marchand ! J’ai donc participé à une (légère certes) modification de l’environnement.

Un gros point à noter : ces événements évoluent en fonction du nombre de joueurs qui viennent y participer et même si vous n’êtes pas dans le même groupe, attaquer un ennemi à plusieurs ne divise pas l’XP reçue et les butins. Et c’est là pour moi la plus grande force de Guild Wars 2. Ces événements dynamiques brisent la monotonie qui peut survenir assez rapidement dans d’autres MMORPG. Ils poussent également à jouer avec d’autres personnes « qui passaient juste dans le coin » et honnêtement ça marche. Il m’est très souvent arrivé d’aller participer à un événement alors qu’au départ je souhaitais juste aller me rendre dans un endroit précis. En revanche, certains de ces événements se relancent un peu trop régulièrement : en 1 heure de temps, j’ai du voir le même se répéter 4 fois.

Le jeu à plusieurs est d’ailleurs encouragé par d’autres mécaniques. Il est divisé en plusieurs zones classées par niveaux par exemple 1-15 ou 25-35. Etant un Roxor de niveau 60, je vais aider un ami dans sa zone 30-40. Tant que je serai dans cette zone, mon niveau sera rabaissé au 40, évitant ainsi les écarts trop importants dans un groupe, et permettra d’éviter l’effet soporifique lorsqu’on visite une zone trop bas level ou que l’on se fait un des donjons instanciés.

Ces donjons (fait en instances) sont pour le moment au nombre de 8 et se déroulent en 2 étapes : faire le donjon en « mode scénario » avec PNJ et cinématiques, puis une fois celui-ci terminée, il est alors possible de le refaire en « mode exploration », un mode ou la difficulté a été largement remontée, présentant moins de cinématiques, mais plusieurs chemins pour parcourir le donjon sont disponibles. Et d’ailleurs, un événement dynamique peut influer sur un donjon… Tout ceci devrait épargner la lassitude à refaire en boucle un même donjon, chaque visite étant différente d’une autre. Réussir ces donjons permet de gagner des tokens , échangeables contre des armures au skin propre à chacune d’entre elles.

En plus des Cœurs et Events, l’exploration est également récompensée, par le biais de « sites remarquables » à découvrir, des « panoramas » en hauteurs bien souvent difficiles d’accès, demandant des sauts presque millimétrés qui feraient réfléchir un Ezio, ainsi que des objectifs à la difficulté un peu plus haute rapportant des points de skills utilisés pour acheter de nouvelles compétences. Des caves, passages cachés ou encore grottes sous marines (oui on peut nager dans Guild Wars 2) possèdent même des coffres voir des succès « à la découverte ».

On notera également des objectifs quotidiens comme mensuel, où il sera demandé de remplir des objectifs variés comme tuer 6 types d’ennemis, réussir 5 événements ou encore de récolter une dizaine de matériaux de craft avec à la clé récompense  en XP, Karma, argent ou même items.

La partie PVE est donc très riche et je vous laissei découvrir par vous même tout ce dont je n’ai pas parlé ici: les mini-jeux, le comptoir du lion noir pour les ventes entre joueurs, ou encore la forge mystique qui vous prend 4 items pour en forger un nouveau de manière « aléatoire mais pas tout à fait »…
Mais le PVE récompensera surtout les joueurs avides d’exploration. Car si la présence d’une histoire personnelle est appréciable, celle-ci ne s’avère pas franchement trépidante en particulier sur les 20 premiers levels. Je n’ai pas bien sûr pas encore eu le temps d’ aller jusqu’à la fin et j’espère que quelques combats épiques, mais en pensant qu’un joueur « normal » devra mettre déjà plus de 10 ou 15  heures de jeu pour franchir le cap du niveau 20, combien abandonneront avant la fin du scenario ? De toute façon, il y a toujours pour ceux qui se lassent du PVE, l’occasion de basculer en quelques clics de souris dans les brumes, et se lancer dans le PVP.

Si il n’est plus possible de créer un perso uniquement PVP, directement du niveau maximal, un passage dans les brumes accessibles depuis le menu de personnage, vous propulsera au niveau 80, transformera votre équipement pour le mettre à niveau et débloquera toutes vos aptitudes. Evidemment, une fois en dehors des brumes, vous retrouverez votre personnage comme il l’était, faible et presque nu. Dans ces brumes, vous pourrez participer à des matchs par petites équipes, où vous affronterez vos adversaires pour le contrôle de 3 points sur une carte, avec selon le lieu de bataille de petites subtilités,  comme des machines de sièges ouvrants des passages plus rapides vers telle zone, ou de gros  boss offrant des buffs à l’équipe qui osera les attaquer. Comme dans un FPS, les parties s’enchainent automatiquement, avec changement de carte à chaque tour, et vous pourrez partir à n’importe quel moment.
Pour plus de stratégie, les tournois sont ouverts à des équipes de 5 joueurs, promettant récompenses aux vainqueurs.
En combat libre comme en tournoi, vous gagnerez des points de gloire, augmentant votre rang PVP, et échangeables contre du materiel. Mais tout comme dans Guild Wars, pas de course au stuff, tout le monde reste sur pied d’égalité et seul les skins changent.

Pour ceux qui sont plus attirés par les batailles d’envergures il reste enfin le « Monde contre Monde » ou WvW. Ces affrontements de masse opposent les armées de 3 serveurs avec roulement tous les 15 jours (chaque serveur changera donc d’adversaires toutes les deux semaines). Pour le principe, on se retrouve sur une carte gigantesque au départ neutre, le « champ de bataille éternel », ainsi que de 3 autres cartes identiques, chacune affiliée à une des 3 armées en présence. Sur chacune de ces 4 cartes sont disposés des camps, des tours, des forts, et le fort principal, situé au centre du champ éternel. Contrôler ces points rapportent des points nécessaire à la victoire de votre monde, ainsi que des avantages sur le terrain (point de transport rapide, caravane de ravitaillements, armes de siège…). Pour rendre tout ça encore plus fun, on trouvera, situé sous les forts, un accès à un donjon contenant moultes pièges mais aussi des coffres remplis de bonus et matériels. Mais si vous ne contrôlez pas tout les forts d’une même carte, cela signifie que vous pourrez croiser vos adversaires dans ce donjon… Oui tout ceci fonctionne bien, et même dans des batailles très « peuplées » on ne rencontre pas énormément de lags. Notons malheureusement que le nombre de place  en WvW est limité, et qu’il faut souvent attendre longtemps en file d’attente avant de pouvoir enfin rejoindre le champs de bataille. J’espère sincèrement que cette attente est uniquement due au lancement et qu’elle sera bien moins importante par la suite, des retours de joueurs faisant part bien souvent de plus d’une heure d’attente pour rejoindre l’action.*

Malgré sa grande richesse, Guild Wars 2 présente tout de même d’autres défauts. Présenté comme une révolution dans le MMORPG, finalement il ne fera que reprendre des points déjà  vu ailleurs en les remixant à sa sauce. La fin de la trinité Tank/DPS/Support est certes atténuée, mais en groupant , je me suis rapidement aperçu que la difficulté augmentant. Nous avions tendance à être de plus en plus mis à terre par nos ennemis, et un rebuild de mes compétences et aptitudes pour me concentrer essentiellement sur des techniques de support, sacrifiant mes dégâts, nous permettait de prendre beaucoup plus facilement l’avantage. Ceci est accentué par le fait que les points d’aptitudes se dépensent dans 6 caractéristiques, mais que je vous recommande fortement de ne pas les répartir équitablement, de gros bonus se débloquant par paliers de points dépensés dans une même aptitude. Par ce fait, vous serez donc beaucoup plus efficace dans un rôle que dans un autre.

Les événements dynamiques sont certes funs, mais dès que l’on dépasse la vingtaine de joueurs dans un même spot, la visibilité devient quasi nulle, et tout le monde se contente généralement de lancer ses attaques de zone dans le tas sans vraiment penser tactique. D’ailleurs dans ces moments là, j’ai bien vu que presque la totalité des joueurs utilise ses armes à distances, délaissant le corps à corps (il est possible d’utiliser ses compétence même sans être à distance, frappant alors dans le vide, et il y a évidemment un « cooldown » à attendre pour réutiliser son skill). On retrouvera le même problème en WvW où seules les guildes les plus organisées arriveront à faire garder un semblant d’ordre aux affrontements.

Le système d’événements dynamique et la non-répartition d’XP et de butins remplissent parfaitement leurs rôles en poussant les joueurs à coopérer, mais cela fonctionne tellement bien que parfois, on se surprend  à suivre machinalement un groupe et à ne plus vraiment communiquer réellement avec les autres hormis quelques « thanks » de çi de là. Mais là encore, peut être est-ce dû au départ du jeu, où chacun a tendance à explorer par soi même. Et d’ailleurs, le nom du jeu, c’est bien Guild Wars ? Et ces guerres de guildes, pourtant catégorie reine du PvP dans le premier volet, où sont-elles passées ?
Les guildes,  je n’en ai pas encore parlé car il y a peu à dire d’ailleurs, elles ne sont finalement plus que des listes de contacts, car on peut maintenant appartenir à plusieurs guildes à la fois.

Mais rassurez-vous, ces défauts ne sont finalement rien par rapport à l’ampleur des aventures qui vous attendent en Tyrie et surtout du plaisir de jeu et c’est bien ça le principal et la preuve principale en est que pour ce test, j’ai passé plus de 20 heures en 3 jours en Tyrie. Loin d’en être dégoûté,  j’ai hâte de pouvoir continuer à en explorer les moindres recoins, de planter mes flèches dans le crânes des joueurs envahissant mon royaume. Il reste évident que tester un MMORPG reste un exercice difficile, son attrait restant étroitement lié à sa communauté et à la longévité du soutien qu’il aura de celle-ci. Mais Guild Wars 2 présente suffisamment de bonnes idées pour mériter sa place dans votre ludothèque et propose une alternative bienvenue au mmorpg-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom.

Comme vous pouvez le voir, ArenaNet et NCsoft proposent avec Guild Wars 2, et ce dès sa sortie, un contenu tout bonnement hallucinant, qui malgré quelques défauts, devrait occuper durant de nombreuses heures des millions de joueurs.  Accessible et appréciable par tout les types de joueurs, on le conseillera en particulier à ceux aimant l’exploration et la découverte, qui recherchent un pvp non basé sur l’équipement, ainsi qu’à ceux qui souhaitent trouver un WvW efficace et agréable dans la lignée d’un Dark Age Of Camelot. Et tout ça sans abonnement !

2 Commentaires

2 Comments

Envoyer

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

En haut