3DS

[TEST]Heroes of Ruin

Alors que de très nombreux PCistes squattent déjà depuis plusieurs semaines leur chaises à recommencer encore et encore Diablo 3, les joueurs 3DS, eux, peuvent maintenant faire de même avec Heroes of Ruin, LE hack and slash de la portable 3D de chez Nintendo (NDLR: qui distribue également le jeu). Développé par n-Space et édité par Square Enix, le petit jeu d’Heroic-fantasy  embarque dans sa besace de nombreux atouts comme le jeu en ligne jusqu’à quatre, le chat vocal à l’aide du micro de la console et même des défis journaliers mis à disposition par les développeurs. Mais malgré ces avantages non négligeables,  Heroes of Ruin ne parvient pas à faire monter la mayonnaise.

L’attaque des clones

Avant que le jeu démarre et nous narre les prémices d’une quête ô combien vue et encore revue, on nous propose de choisir un personnage parmi quatre classes et de le configurer. Mais ne vous attendez pas à créer un personnage ultra charismatique ou qui vous ressemble comme deux gouttes d’eau, les choix de customisation sont très pauvres et hormis le fait de choisir la couleur de peau de son pendant virtuel ou de savoir si on l’ornera ou non d’une capuche, tout ce jolie monde a tendance à trop se ressembler. Du moins, pour les personnages d’une même classe. Au nombre de quatre, ce sont les classes qui déterminent réellement l’apparence et la spécificité de votre personnage. Le rugisseur est un habile félin armé d’une grosse épée, le pistolero est passe partout et capable de toucher ses cibles à distance, l’alchitecte use de ses sortilèges et le sauvage est le gros bourrin de service avec une force de frappe détonante. Ces quatre classes peuvent bien entendu évoluer au fil du jeu avec des pouvoirs constamment en évolution. Un point intéressant du jeu est que le gameplay est suffisamment varié entre les classes afin de permettre au joueur de recommencer l’aventure avec d’autres personnages afin de gonfler encore plus la durée de vie. De ce côté-là, la difficulté du jeu étant un peu trop  légère, on vient à bout de la quête principale en moins de 10 heures environ.

Toto story

Une fois son personnage crée, on peut commencer tambour battant dans un navire qui nous mène vers la cité de Nexus où le grand Sphinx Ataraxis, l’un des défenseurs du monde de Veil, est endormi à tout jamais à cause d’une maudite malédiction. Durant le périple, l’embarcation est attaquée par une pieuvre géante qui fait sombrer le bateau. La quête pour sauver Ataraxis de son long sommeil commence plutôt mal. Et ce dans tous les sens du terme. Piochant dans les poncifs de l’Heroic Fantasy, Heroes of Ruin ne fait qu’enchaîner les situations bateau. A aucun moment on se sent habité ou porté par quelconque vent épique et la quête principale du jeu se révèle finalement très ennuyante et vide d’intérêt. Et ce n’est pas la réalisation graphique du jeu ou les différents doublages risibles qui viendraient changer la donne. Hormis la 3D, particulièrement bien réalisée, le jeu n’est pas du tout à la hauteur de la machine et propose des graphismes dignes des jeux moyen de gamme sur DS. Les environnements sont vides, les couleurs manquent de punch et le tout semble avoir été modélisé à la vas vite. Ce n’est pas une catastrophe pour autant, mais on ne peut s’empêcher d’esquisser une grimace quand on voit le potentiel de la Nintendo 3DS.

Trop de Casual tue le Casual

Bien heureusement, le gameplay est là pour sauver les meubles avec une prise en main rapide, une évolution rapide des personnages et des mécaniques de jeu parfaitement huilées. Malheureusement, une fois de plus, le jeu pêche par une difficulté trop simple avec des items en pagaille, des fioles à gogo et des ennemis qui ne montent jamais en puissance. De quoi s’ennuyer ferme au bout de quelques petites heures de jeu dans des donjons qui se ressemblent tous, en étant  suréquipé, surarmé, le tout contre des ennemis aussi résistants qu’en début de jeu. Je vous laisse donc imaginer le tableau.  Un constat vraiment dommageable puisque Heroes of Ruin avait toutes les cartes en main pour séduire son auditoire, notamment la possibilité de jouer en local ou en ligne avec trois autres joueurs.  Avant chaque début de partie, il est possible de rejoindre une partie en cours ou bien de continuer la sienne épaulé par d’autres joueurs du monde entier. S’il manque encore un peu de monde sur les serveurs, le système semble très bien fonctionner avec peu de lag et une facilité déconcertante pour rejoindre ou quitter une partie. Comme quoi, quand on veut, on peut.

Dommage, Dommage, Dommage ! Voilà tout ce qu’on pourrait dire sur Heroes of Ruin. Parti sur la très belle intention de rendre le hack and Slash disponible au plus grand nombre sur Nintendo 3DS et jouable jusqu’à quatre en ligne, le développeur n-Space s’est raté sur une difficulté très mal dosée, une réalisation bâclée et un background d’une grande pauvreté. Néanmoins, le jeu reste très agréable à jouer et les amoureux de la discipline pourraient bien y prendre du plaisir cet été à la plage. Mais pas à n’importe quel prix.

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