PlayStation Vita

[TEST]Resistance: Burning Skies

Sony tente de relancer la Playstation Vita en utilisant une licence connue des joueurs de la marque Playstation: Resistance. Cette version portable nommée Resistance: Burning Skies a été confié au studio Nihilistic. L’histoire est celle de Tom Riley, pompier à New York en 1951, qui est le premier à répondre à un appel de routine et se retrouve malgré lui au cœur de l’invasion brutale des Chimères sur le sol américain (NDLR: USA!!!! USA!!!! USA!!!! à quand un Resistance en Corrèze ?). Mais ça, vous le saviez déjà puisque c’est ainsi que nous vous l’avions présenté dans le compte rendu de la soirée Holliday Session.

L’histoire, assez basique, pourrait tenir sur la page d’un bloc note mais propose malgré tout deux fils conducteurs: la quête de votre famille et stopper un militaire fou de sombres desseins. Ces deux histoires dans l’histoire sont imagées avec des cinématiques, ce qui aide le joueur à se prendre au jeu et à entrer de plein pieds dans l’aventure.

Durant Resistance: Burning Skies, vous serez amenés à traverser six zones bien délimitées mais manquant un peu de variétés puisque l’on se retrouve sur deux îles qui se ressemblent assez, et que du côté du level design c’est pas vraiment la joie non plus avec un jeu très « couloir » dans lequel vous n’avez qu’à avancer tout droit pour aller d’un point A à un point B, avec une touche de verticalité en passant à travers des bouches d’égouts pour charger de couloir. Un FPS des plus classiques. Graphiquement, les couleurs sont pas très folichonnes avec des teintes assez sombres dans une palette qui aurait mérité une plus large gamme pour mieux les différencier les unes des autres ! Nous sommes très loin techniquement d’un Uncharted: Golden Abyss, développé par Bend Studio.

Côté jouabilité, La Playstation Vita est « limitée en boutons » et donc, comme nous l’avait déjà expliqué Jean-François Guastalla, l’utilisation de l’écran tactile et du pavé tactile arrière est primordial. Les armes se rechargement de manière classique, avec un bouton, mais les tirs secondaires sont gérés via l’écran tactile. Vous pouvez directement viser sur l’écran avec le nettoyeur pour crée un lien qui dirige automatiquement les balles sur l’ennemi. Système plutôt efficace et sympa à utiliser, idéal pour les feignants. Les contrôles traditionnels peuvent être utilisés comme dans la grande majorité des FPS sur console, quand à l’utilisation de la partie tactile arrière, elle se limite au sprint (qui n’est pas des plus évident d’ailleurs). Vous pouvez également courir en utilisant un des boutons d’action, preuve que on y croyait pas trop chez Nihilistic.

La durée de vie solo du titre se boucle en une demie-douzaine d’heures, ce qui est dans la moyenne des FPS scriptés, pour une difficulté assez solide. Il ne sera pas étonnant de s’y reprendre à plusieurs fois pour en finir avec les boss ou dans certaines zones avec beaucoup de chimères. Les « dieux du pad » n’auront pas pour autant peur de s’attaquer au jeu en difficile ou surhumain ! L’Intelligence Artificielle est clairement à la ramasse avec des chimères qui nous foncent dessus sans réfléchir une seconde. Il ne vous reste plus qu’à se cacher derrière une caisse ou un mur et hop on dézingue à tout va entre deux moment de gelé de groseille sur l’écran. L’un des points noirs du jeu est son manque de dynamisme dans le déroulement de son scénario à cause d’un rythme d’une lenteur pas possible et ce n’est pas les Quick Time Event qui se baladent dans le jeu… Lorsque l’on passe de Battlefield 3 à Resistance: Burning Skies, on s’ennuie un peu.

Un bon FPS se doit d’avoir une variété d’armes et le titre de Nihilistic s’en sort pas trop mal avec de quoi s’amuser pour les séances de tir au pigeon sur les chimères, certaines armes se débloquent au fur et à mesure et l’on nous en impose pour moitié leur utilisation, histoire de les essayer. Mais une fois avoir fait avec, on revient de suite vers les armes puissantes et faciles à utiliser. Mention spéciale à celle permettant de voir à travers les murs et surtout de tirer à travers les murs. Amusant dans un premier temps, on finit tout de même par l’oublier.

Si vous pensez allonger la durée de vie avec les modes multijoueur, sachez qu’ils sont au nombre de trois, dont deux très similaires. Vous retrouvez le bon vieux deathmatch entre humains et chimères ou chimères contre chimères, mais aussi de la survie contre chimères. Tout cela en deux contre deux ou quatre contre quatre. Une fois de plus, votre XP déverrouille les armes et les améliorations au fur et à mesure que vous prenez du « grade » avec vos résultats.

Qu’avons-nous au final ?
Les développeurs de Nihilistic ont tenté un pari en reprenant un univers qui n’était pas le leur et malgré une bonne utilisation de l’écran tactile ainsi qu’une  jouabilité correcte, nous sommes face à un FPS, une fois de plus scripté, trop lent et qui en plus ne pousse pas la Playstation Vita dans ses retranchements. L’essai n’est pas totalement transformé, mais les inconditionnels de la saga Resistance prendront plaisir à retrouver cet univers qu’ils apprécient.

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